Brown is beautiful (part II)

There are some classic couples.

Romeo & Juliet.

Laurel & Hardy.

Yin & Yang.

Movie night & popcorn.

Bread & butter.

Peanut butter & jelly.

Apple pie & vanilla ice cream.

Rhum & coke.

Rock & roll.

Now meet a not-so-classic couple : pasta & chocolate!

But first, a few words of deep wisdom on freedom.

Being a mommy means living in a golden jail cell of true happiness. I’m handcuffed to the little king night and day. He shines and rains over me. He cracks me up and tears me apart. He makes my day every single day. I wouldn’t give up that jail cell for anything.

Freedom is an inner thing. A state of mind. A state of heart.

Still, I find it hard to grasp, hard to keep from slipping through my fingers.

Whether life is good or bad, I can find freedom riding my bicycle. I ride for hours with the little king by my side, breathing through the smog, pretending I’m in downtown Beijing, aiming for that great wall (and great legs).

On that same bike, beside that same pure and innocent king, I may run into some anti-freedom activists. These postmodern communists loudly condemn my bad driving, deliberately trying to spoil my freedom on wheels. What they do not know is that they allow me to experience total freedom : I gladly flip them the bird! Is that too much freedom?

Almost daily, I also find freedom on the toilet seat.

It’s not what you think.

While the little king is busy developing is gross motor and intellectual skills in the bathtub, I get to enjoy a few moments of freedom sitting down on the cold white throne. I might surf the internet, read a book, learn mandarin, or just wander off.

A few months ago, I was leafing through an old forgotten cookbook of mine meanwhile getting soaking wet from all of the little king’s H2O experiments. I finally ended up in the chocolate section. After a fascinating exposé on the invention of mole poblano, the author, Daniel Pinard, a well-known french canadian foodie, starts going on and on about some traditionnal Florentine chocolate pasta dish.

By bedtime, it would be too late for me to make the last flight to Florence.

But it’s never too late to get cooking!

Pinard admits that he took the idea from Giuliano Bugialli, some italian cooking master. Being a free spirit, he added some capers and olives. For my part, I took out the ground beef, the pancetta, the beef stock and the olives, added some eggplant, and cooked up a delicious brown vegetarian noodle plate.

This brown savory dish is not as photogenic as I had hoped, but taste is what matters. The flavour of the sauce reminds me of caponata, but the chocolate takes it to a whole new level. The eggplant melts in your mouth, the noodles are chewy and the pecans remain slightly crunchy. Every bite is a yummy surprise.

Pairing pasta and chocolate is a great statement of freedom and I encourage you to try it.

You can try and make it authentic by serving it with fresh homemade cocoa scented pasta.

You can make it meaty by using ground beef and pancetta.

You can also gross me out by adding tons of garlic.

You can even make pretty if you’ve got some food styling skills.

Or you can be your own man and watch tv instead.

noodles with florentine sweet and sour sauce (print)

recipe adapted from pinardises

(6 servings)

2 carrots, grated

1 spanish onion, finely chopped

4 celery stalks, finely chopped

olive oil

salt

pepper

2 italian eggplants, diced

4 tablespoons tomato paste

1 cup water

4 tablespoons capers

1/2 cup raisins

1/2 cup pecans

1/4 cup red wine vinegar

15 g bittersweet chocolate

grated parmigiano reggiano, for serving

grated bittersweet or unsweetened chocolate, for serving

In a pot, heat the oil over medium-low heat. Add the carrots, onion and celery, and saute until the onion is translucent. Add a little salt and pepper. Add the eggplant and a little oil, if needed. Add salt and pepper, again, and saute until all the vegetables are soft.

Add the tomato paste and cook for a minute or two. Add the water and let it simmer covered for about 20 minutes.

Add the capers, raisins, pecans, vinegar and chocolate. Adjust seasonnig and keep simmering over low heat for about 10 minutes.

Serve with egg noodles.

Sprinkle grated parmigiano reggiano and chocolate on top, to taste.

nutrition facts : 239 calories; 16.6 g fat; 5.7 g dietary fibers; 13.9 g sugars; 3.2 g protein

nouilles florentines à la sauce aigre-douce (imprimer)

recette adaptée de pinardises

(6 portions)

2 carottes, râpées

1 oignon espagnol, finement haché

4 branches de céleri, finement hachées

huile d’olive

sel

poivre

2 aubergines italiennes, coupées en dés

4 c. à soupe de pâte de tomate

1 tasse d’eau

4 c. à soupe de câpres

1/2 tasse de raisins secs

1/2 tasse de pacanes

1/4 tasse de vinaigre de vin rouge

15 g de chocolat mi-sucré

parmigiano reggiano, râpé

chocolat mi-sucré ou non sucré, râpé

Dans une casserole, faire revenir les carottes, l’oignon et le céleri dans l’huile à feu moyen. Saler et poivrer un peu. Ajouter les dés d’aubergine et un peu d’huile, au besoin. Saler et poivrer encore. Faire revenir jusqu’à ce que les légumes soient bien ramollis.

Ajouter la pâte de tomate et laisser cuire une minute ou deux. Ajouter l’eau et laisser mijoter à couvert pendant 20 minutes.

Ajouter les câpres, les raisins secs, les pacanes, le vinaigre et le chocolat. Ajuster l’assaisonnement et mijoter à feu doux encore 10 minutes.

Servir avec des nouilles aux œufs.

Ajouter parmigiano reggiano et chocolat râpé, au goût, au moment de servir.

valeur nutritive : 239 calories;  16,6 g de lipides; 5,7 g de fibres; 13,9 g de sucres; 3,2 g de protéines

Commotion cérébrale

À la naissance du petit roi, je suis tombée sur la tête.

Ça a tapé fort et les séquelles sont permanentes.

Le minuscule et fragile petit roi tout rose et tout fripé a pesé sur le piton de l’exaltation. Il a fracassé ma vie et semé des graines d’opium dans ses ruines. Des fleurs s’y sont instantanément épanouies et, étrangement, ne se sont jamais fanées.

Un peu tristement, une certaine exténuation a accompagné l’exaltation. Pas question d’envoyer de gentils remerciements aux gentilles personnes qui s’étaient agenouillées devant le petit roi à sa venue au monde, pas question de prendre le caméscope et de filmer les instants les plus précieux de ma vie, pas question d’écrire un journal documentant la tendre enfance d’un personnage historique.

J’aimais et aime toujours justifier cette paresse par un goût pour le moment présent. Je vis, j’aime, je m’exalte maintenant. Je peux mourir demain, tant pis pour la postérité!

Par voie de conséquence irréversible, mes souvenirs des premiers mots du petit roi s’effritent déjà. Je me souviens que son maman s’est fait attendre longtemps, 14 mois peut-être. Après, il doit y avoir eu bain, banane, pomme, dodo, gros maman, gros papa, non.

En digne enfant de papa perse et de maman légume (conséquence de la chute), le petit roi a prononcé sans zézayer pois chiche bien avant poulet, sandwich ou frite. Ce vilain petit ballon sec et beige occupe une place de choix à la table de la famille royale. Nous le mangeons à la perse ou à la québécoise, en salade ou en soupe, entier ou en purée.

Aujourd’hui, je l’invite à votre table avec de bons amis à lui : la tomate, le vinaigre balsamique, le parmesan et la pâte. Passez un bon moment, conversez le cœur léger, riez aux éclats. Qui sait? Le pois chiche se réinvitera-t-il peut-être plus souvent dans votre assiette?

pâtes à la sauce rosée aux pois chiches (imprimer)

1 à 2 c. à soupe d’huile

1 oignon, haché

sel

poivre

flocons de piments broyés, au goût

1 c. à soupe de vinaigre balsamique

1 boîte de 796 ml (28 oz) de tomates italiennes

1 boîte de 540 ml (19 oz) de pois chiches, rincés et égouttés

1 c. à thé d’herbes italiennes

1 tasse de parmigiano reggiano, râpé

Dans une casserole, faites revenir l’oignon dans l’huile à feu doux. Ajouter sel, poivre et flocons de piments broyés. Quand l’oignon est translucide, ajouter le vinaigre balsamique et laisser réduire 1 minute. Ajouter les tomates, la moitié des pois chiches et les herbes italiennes. Laisser mijoter 30 minutes, puis réduire en purée à l’aide d’un mélangeur à main. Rajouter la moitié restante de pois chiches et le parmesan. Ajuster l’assaisonnement. Servir avec des pâtes, plus de parmesan et du poivre.

valeur nutritive : 234 calories;  10,1 g de lipides; 5,9 g de fibres; 4,3 g de sucres; 11,1 g de protéines

pasta with chickpea rosé sauce (print)

1 or 2 tablespoons oil

1 onion, chopped

salt

pepper

red pepper flakes, to taste

1 tablespoon balsamic vinegar

1 28 oz (796 ml) can italian tomatoes

1 19 oz (540 ml) can chickpeas, drained and rinced

1 teaspoon italian seasoning

1 cup grated parmigiano reggiano

In a pot, sauté the onions in the oil over low heat. Add salt, pepper and pepper flakes. When the onion is translucid, add the balsamic vinegar and let it reduce for a minute. Add the tomatoes, half the chickpeas and the italian tomatoes. Simmer for 30 minutes, then puree with a hand blender. Add the remaining chickpeas and the parmesan cheese. Adjust seasoning. Serve with pasta, more parmesan cheese and pepper.

nutrition facts : 234 calories; 10,1 g fat; 5,9 g dietary fibers; 4,3 g sugars; 11.1 g protein

Nourriture pour chats, nourriture pour rats

Je vous mets au défi. Je teste votre ouverture d’esprit. Vous vous prétendez gourmet aventureux? Vous vous dites aventurier gourmand? C’est ce qu’on va voir!

Votre aventure se passe les yeux bandés. Vous vous assoyez à une table pour quatre en compagnie d’un chat, d’un rat et du petit roi. Vous n’avez à ne vous inquiéter de rien, je m’occupe du service et et de votre bien-être.

Vous êtes privé de votre vue, mais pas de votre ouïe. Vous entendez les ronronnements apaisants du chat, les couinements enthousiastes du rat et les gloussements de satisfaction du petit roi. Cela vous rassure, non?

N’hésitez pas à vous pencher légèrement vers l’avant et à humer le plat que vous vous apprêtez à engloutir. Le parfum énigmatique de l’acide butyrique vous monte à la tête, oui?

Allez-y, faites comme le petit roi, piquez une bouchée avec votre fourchette et enfouissez-la dans votre cavité buccale. Vous pouvez également plonger tête première dans votre assiette comme le chat et le rat si vous le souhaiter, ce n’est pas moi qui vous jugerai. Mordez à belle dent, mastiquez avec joie, caressez votre lippée avec chacune de vos papilles, puis, puisqu’il le faut, avalez. Divin, non?

Maintenant que votre assiette est bien entamée, laissez-moi vous débander les yeux.

Regardez à gauche.

Regardez à droite.

Puis, regardez votre assiette.

Vous avez eu l’honneur de goûter le plat préféré du petit roi : les pâtes de Toupie et Binou. Quand je dis plat préféré, je n’exagère point. Le petit roi me demande pratiquement chaque jour si l’on va manger les pâtes de Toupie et Binou. Quand je lui réponds par la négative, il lui arrive même de bouder.

Les pâtes de Toupie et Binou sont entrées dans notre cuisine le même jour que le chou borécole, communément appelé chou kale. J’avais enfin trouvé une recette qui m’allumait assez pour essayer ce superaliment qui a la cote après de mes camarades blogueuses. La recette était hyperfacile, mais j’angoissais sur la façon de présenter un plat vert au petit roi. Si, à cet âge, il n’avale pas tout ce qu’on lui présente, il avale souvent tout ce qu’on lui raconte. J’ai donc commencé par choisir les pâtes : des boucles que j’appellerais papillons en la présence du petit roi. Puis, j’ai choisi un, plutôt deux, personnages de dessins animés. Enfin, je lui ai répété toute la journée que nous allions manger des pâtes-papillons de Toupie et Binou le soir même. L’heure du souper est enfin arrivée et le petit roi était tout excité que Toupie et Binou veulent bien partager leurs pâtes-papillons avec lui. Il a pris sa première bouchée sans sourciller et j’ai eu droit à un authentique : “Miam, miam, miam. C’est vraiment délicieux!”

Voici donc la recette d’un pesto qui est synonyme de réjouissance hebdomadaire à notre modeste table. Essayez-la et partagez-la avec le personnage de votre choix : Winnie, Dora, Samsam, Babar, Curious George, M. Cracpout, Bart Simpson, …

pesto au chou borécole et à la noix de grenoble (imprimer)

recette adaptée de shutterbean

(6 portions)

1/2 tasse de noix de grenoble

1/2 tasse de parmigiano reggiano

3 tasses de feuilles de chou borécole, sans les tiges. rincées et déchiquetées

1/8 tasse d’huile d’olive

jus de citron, sel, poivre, au goût

Préchauffer le four à 350. Mettre les noix de grenoble sur une plaque et griller au four environ 5 minutes.

Mettre les noix de grenoble au robot culinaire et broyer. Ajouter le parmesan et broyer à nouveau. Ajouter les feuilles de chou borécole et hacher. Ajouter l’huile, le jus de citron, le sel et le poivre et hacher jusqu’à la consistance désirée.

Si vous choisissez de servir le pesto avec des pâtes, réservez un peu d’eau des pâtes pour allonger la sauce. Vous pouvez également le servir sur un crostini avec des copeaux de parmesan. Il serait également délicieux dans un sandwich accompagné de légumes grillés.

valeur nutritive : 157 calories;  13,3 g de lipides; 1,4 g de fibres; 6,8 g de protéines

kale and walnut pesto (print)

recipe adapted from shutterbean

(6 servings)

1/2 cup walnut

1/2 cup parmiggiano reggiano

3 cups of kale leaves. stemmed, rinced and shredded

1/8 cup olive oil

lemon juice, salt, pepper, to taste

Preheat the oven at 350. Put the walnuts on a cookie sheet and toast them for about 5 minutes.

Drop the walnuts in a food processor and grind. Add the parmigiano reggiano and chop. Add the kale leaves and chop again. Add the oil, lemon juice, salt and pepper and chop until the pesto reaches a creamy texture.

If you decide to serve the pesto on pasta, reserve a little pasta water to thin out the sauce. You can also serve the pesto on a crostini with some parmesan shavings. I think it’d also be delicious in a sandwich with grilled vegetables.

nutrition facts : 157 calories; 13.3 g fat; 1.4 g dietary fibers; 6,8 g protein