Hibernation

Le monde se meurt de savoir et d’apprendre où j’étais et ce que je faisais et pourquoi ma plume s’est tu tout ce long temps que le monde se mourait de moi.

C’est la faute à mon inconscient. J’ai inconsciemment hiberné tout l’automne. Sans le savoir, genre. Sans m’en rendre compte, you know?

Il y avait mon conscient qui se mourait comme le monde que je cuisine puis que je photographie puis que j’écrive. Mais il y avait la léthargie qui me suppliait à genoux et en larmes de l’accompagner sous les couvertures. Puis il y avait l’inconscient attendri qui obéissait à la léthargie en ronflant sans mot dire. Et il y avait moi qui me demandais où j’étais et ce que je faisais et pourquoi ma plume se taisait.

Enfin, comme par miracle, après trois longs mois de scabreuse hibernation involontaire, la fin du monde s’est annoncée. Mon inconscient inconscient comme il est a voulu voir ça de ses yeux vu comme tout le monde, comme le monde qui se mourait de me voir le bout de la plume avant de mourir. Il nous a secoués d’en dessous des couvertures, assez brutalement d’ailleurs, on s’est relevés puis assis à la fenêtre avec le petit roi et le fantôme du prince de perse, et on a attendu la fin du monde.

Comme je le lui avais prédit et dit, la fin du monde n’est pas venue, même pas un peu. L’inconscient s’est promis à plein gosier qu’on ne la lui referait plus. Il a sur-le-champ voulu se remettre sous les couvertures, mais je lui ai dit qu’il n’en était pas question, qu’il ne me la referait plus, que je m’en allais dans ma cuisine, que j’avais un ventre à remplir et une vie à écrire. Pendant qu’il protestait à coup de mots grossiers et vulgaires et franchement sales, pendant qu’il invoquait avec tendresse l’air piteux et les chaudes larmes de crocodile de la léthargie, pendant qu’il me chantait la pomme en vain, je lui ai fourré quelque chose de délicieux et de cochon et de franchement bon dans la bouche et, là, c’est lui qui s’est tu.

tartinade aux noix de cajou et au chocolat au lait (imprimer)

recette tirée de how sweet it is

10 onces de noix de cajou crues

1 c. à thé d’huile de noix de coco, fondue

2 onces de chocolat au lait, fondu

1 pincée de sel

Broyer les noix de cajou dans un robot culinaire jusqu’à l’obtention d’un beurre crémeux, environ 6 à 8 minutes. Racler les parois du robot à l’occasion, au besoin. Ajouter l’huile de noix de coco et le chocolat au lait, activer le robot à nouveau jusqu’à l’obtention d’un mélange homogène. Ajouter le sel et activer le robot une dernière fois.

Réfrigérer dans un contenant hermétique.

milk chocolate cashew butter (imprimer)

recipe from how sweet it is

10 ounces raw cashews

1 teaspoon coconut oil, melted

2 ounces milk chocolate, melted

pinch of salt

Add cashews to a food processor and blend until smooth, about 6-8 minutes. Scrape down the sides once in a while if needed. Once smooth and buttery, add in the coconut oil and chocolate, blending and scraping again until totally smooth. Add in salt and blend again.

Store in a sealed container, preferably in the fridge.

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