Brown is beautiful (tome I)

J’ai su que l’enfance me délaissait quand j’ai commencé à aimer le brun. J’ai nié, j’ai fermé les yeux et bouché mes oreilles. Quand j’ai rouvert les yeux, j’aimais toujours le brun et mon enfance était déjà loin. J’ai crié, j’ai supplié, j’ai menacé, j’ai tout tenté, je me suis battue.

Elle m’a échappé et n’est jamais revenue. Désenfance, désenchantement, détresse.

Il est tout de même bien joli ce brun.

Sur une botte ou une ceinture. Sur une hanche ou un mollet.

Foncé dans les yeux du prince de perse, il me fait chavirer. Plutôt noisette, marbré de gris et de turquoise, dans ceux du petit roi, il me sert de miroir.

Le brun dans une assiette peut-il être appétissant? S’il s’appelle chocolat, sans aucun doute. Autrement, ça reste à voir.

Premier essai, une salade de quinoa. Que du brun : quinoa blanc sale, quinoa rouge, lentilles brunes, graines de tournesol, graines de chia. Un peu de vert aussi, pas pour la couleur, pour le goût : des oignons verts et des feuilles de coriandre.

Mes yeux pensent “miam”.

Mon palais renchérit “miam, miam”.

Mes tours de taille et de hanche en rajoutent “miam, miam, miam”.

C’est brun et ça craque sous la dent. C’est frais et ça goûte l’été à l’année. C’est un succès garanti, goûtez-y!

P.S. Félicitations à Valérie Potvin de Dollard-des-Ormeaux qui a gagné le très joli moule à petits gâteaux en forme de cœur!

salade de quinoa et de lentilles (imprimer)

recette adaptée de melissa d’arabian

(4 portions)

1/2 tasse de quinoa, blanc ou rouge, ou un mélange des deux, rincé

1/2 tasse de lentilles, brunes ou vertes, rincées

1/4 tasse de graines de tournesol

1 c. à soupe de graines de chia (facultatif)

2 oignons verts, hachés

1 c. à table de feuilles de coriandre, hachées

1 c. à thé de moutarde à l’ancienne

2 c. à table de vinaigre de vin rouge

1/4 tasse d’huile

1/4 c. à thé de poudre d’ail

zeste d’une lime

sel

poivre

Cuire le quinoa comme des pâtes 15 à 20 minutes pour le blanc, 20 à 25 minutes pour le rouge. Rincer à l’eau froide et égoutter à la perfection.

Cuire les lentilles dans l’eau bouillante jusqu’à tendreté, environ 30 minutes. Rincer à l’eau froide et égoutter à la perfection

Dans un bol à salade, mélanger le quinoa, les lentilles, les graines de tournesol, les graines de chia, les oignons verts et la coriandre fraîche.

Mettre le reste des ingrédients dans un pot mason. Fermer le pot mason et secouer vigoureusement.

Verser la vinaigrette dans le bol à salade, mélanger et servir.

valeur nutritive : 353 calories; 16,6 g de lipides; 6,6 g de fibres; 13,1 g de protéines

quinoa lentil salad (print)

recipe adapted from melissa d’arabian

(4 servings)

1/2 cup quinoa, white, red or a mix of both, rinced

1/2 cup lentils, brown or green, rinced

1/4 cup sunflower seeds

1 tablespoon chia seeds (optional)

2 green onions, chopped

1 tablespoon cilantro leaves, chopped

1 teaspoon whole-grain mustard

2 tablespoons red wine vinegar

1/4 cup oil

1/4 teaspoon garlic powder

zest of 1 lime

salt

pepper

Cook the quinoa as you would pasta 15 to 20 minutes if using white quinoa, 20 to 25 minutes if using red quinoa. Rinse and strain to perfection.

Cook the lentils in hot boiling water until tender, about 30 minutes. Rinse and strain to perfection.

In a salad bowl, toss together the quinoa, lentils, sunflower seeds, chia seeds, green onions and cilantro.

Add the rest of the ingredients to mason jar. Close up the mason jar and shake vigourously.

Pour the vinaigrette into the salad bowl, toss and serve.

nutrition facts : 353 calories; 16,6 g fat; 6.6 g dietary fibers; 13.1 g protein

About a soup

One great thing about the Food Matters project is that it leads me on rocky culinary paths.

Take this week’s recipe, curried tomato soup with hard-boiled eggs. Curry + tomato + soup + eggs? Sounds good, inventive, dangerous.

I look down the list of ingredients.

Ginger? Yum! Cumin? Yum! Cilantro? Yum!

Carrots? Yawn! Potatoes? Yawn! Cauliflower? Yawn!

So I’m half turned on, half turned off. Where do I go from here?

Bittman says his recipe is inspired by makhani, an Indian sauce or something. Never heard of it.

I start researching makhani on google. According to wikipedia, makhani actually means “with butter”. Crap! I don’t do butter.

I keep on reading : chicken markhani, paneer makhani, dal makhani… lentils? Yum! Lots of recipes also include almonds or cashews. Nuts? Yum! That makhani thing is turning me on, let’s keep going.

What do I like the best about indian food? Pakoras, samosas, biryanis, chana masala, raita, mango chutney, mango lassi and … Aarti Sequeira. That gal is inspired and inspiring. And she made me discover amchur, a dehydrated green mango powder that is both fruity and sour. Yum!

Down the rocky road I go, like Dorothy on her way to meet the wizard.

I got my list of ingredients carefully written down in that brain of mine. Let’s get cooking and see how it turns out.

Don’t let this dreadful picture scare you off : the soup turns out smooth and silky and filling with just the right tang. Yum!

I guess it’s obvious by now that the rockiest part of the road, for me, is food styling. Lord knows why I take out my family’s old kitchenware and placemats for this photoshoot…

For the original recipe, read Joanne’s post, from Eats well with others. For better looking pix, check out everybody’s take on the recipe.

makhani inspired soup (print)

recipe inspired by the food matters cookbook

(6 servings)

1 box (900 ml) vegetable broth

1/2 cup coconut milk

1 big ginger piece, finely sliced

2 tablespoons oil

1 onion, chopped

1 teaspoon cumin

1 teaspoon amchur

1/2 teaspoon paprika

salt

pepper

red peppers flakes, to taste

1 796 ml (28 oz) can italian tomatoes

1/8 cup lentils

1/8 cup basmati rice

1 tablespoon cashew butter

1 teaspoon honey

6 eggs

cilantro and lime slices, for garnish

In a pot, bring the broth, coconut milk and sliced ginger to a simmer. Infuse the milky broth with ginger for about 30 minutes.

In another pot, sauté the onion in the oil over medium-low heat until it becomes translucid. Add the spices and let them cook for 30 to 60 seconds. Add the tomatoes.

Remove the ginger from the broth and add the broth to the second pot. Add the lentils, basmati rice, cashew butter and honey. Let it simmer for 30 to 45 minutes, until the rice and lentils are cooked. Puree the soup with a hand blender. Serve with chopped half-boiled eggs, cilantro and a slice of lime.

nutrition facts : 259 calories; 16,8 g fat; 3.8 g dietary fibers; 7 g sugars; 12.5 g protein

soupe à la makhani (imprimer)

recette inspirée par mark bittman

1 boîte (900 ml) de bouillon de légumes

1/2 tasse de lait de coco

1 gros morceau de gingembre, tranché finement

2 c. à soupe d’huile

1 oignon, haché

1 c. à thé de cumin

1 c. à thé de poudre d’amchur

1/2 c. à thé de paprika

flocons de piments broyés, au goût

1 boîte de 796 ml (28 oz) de tomates italiennes

1/8 tasse de lentilles

1/8 tasse de riz basmati

1 c. à soupe de beurre de noix de cajou

1 c. à thé de miel

6 oeufs

coriandre fraîche et quartiers de lime pour servir

Dans une casserole, laisser mijoter le bouillon, le lait de coco et le gingembre pendant environ 30 minutes.

Dans une autre casserole, faire revenir les oignons dans l’huile à feu moyen-doux jusqu’à ce qu’ils deviennent translucides. Ajouter les épices et laisser cuire de 30 à 60 secondes. Ajouter les tomates.

Retirer le gingembre du mélange de bouillon et de lait de coco et ajouter le liquide à la deuxième casserole. Ajouter les lentilles, le riz basmati, le beurre de noix de cajou et le miel. Laisser mijoter de 30 à 45 minutes, jusqu’à ce que le riz et les lentilles soient cuits. Réduire la soupe en purée avec un mélangeur à main. Servir avec des œufs semi-cuits hachés, de la coriandre fraîche et des quartiers de lime.

valeur nutritive : 259 calories; 16,8 g de lipides; 3,8 g de fibres; 7 g de sucres; 12,5 g de protéines

Commotion cérébrale

À la naissance du petit roi, je suis tombée sur la tête.

Ça a tapé fort et les séquelles sont permanentes.

Le minuscule et fragile petit roi tout rose et tout fripé a pesé sur le piton de l’exaltation. Il a fracassé ma vie et semé des graines d’opium dans ses ruines. Des fleurs s’y sont instantanément épanouies et, étrangement, ne se sont jamais fanées.

Un peu tristement, une certaine exténuation a accompagné l’exaltation. Pas question d’envoyer de gentils remerciements aux gentilles personnes qui s’étaient agenouillées devant le petit roi à sa venue au monde, pas question de prendre le caméscope et de filmer les instants les plus précieux de ma vie, pas question d’écrire un journal documentant la tendre enfance d’un personnage historique.

J’aimais et aime toujours justifier cette paresse par un goût pour le moment présent. Je vis, j’aime, je m’exalte maintenant. Je peux mourir demain, tant pis pour la postérité!

Par voie de conséquence irréversible, mes souvenirs des premiers mots du petit roi s’effritent déjà. Je me souviens que son maman s’est fait attendre longtemps, 14 mois peut-être. Après, il doit y avoir eu bain, banane, pomme, dodo, gros maman, gros papa, non.

En digne enfant de papa perse et de maman légume (conséquence de la chute), le petit roi a prononcé sans zézayer pois chiche bien avant poulet, sandwich ou frite. Ce vilain petit ballon sec et beige occupe une place de choix à la table de la famille royale. Nous le mangeons à la perse ou à la québécoise, en salade ou en soupe, entier ou en purée.

Aujourd’hui, je l’invite à votre table avec de bons amis à lui : la tomate, le vinaigre balsamique, le parmesan et la pâte. Passez un bon moment, conversez le cœur léger, riez aux éclats. Qui sait? Le pois chiche se réinvitera-t-il peut-être plus souvent dans votre assiette?

pâtes à la sauce rosée aux pois chiches (imprimer)

1 à 2 c. à soupe d’huile

1 oignon, haché

sel

poivre

flocons de piments broyés, au goût

1 c. à soupe de vinaigre balsamique

1 boîte de 796 ml (28 oz) de tomates italiennes

1 boîte de 540 ml (19 oz) de pois chiches, rincés et égouttés

1 c. à thé d’herbes italiennes

1 tasse de parmigiano reggiano, râpé

Dans une casserole, faites revenir l’oignon dans l’huile à feu doux. Ajouter sel, poivre et flocons de piments broyés. Quand l’oignon est translucide, ajouter le vinaigre balsamique et laisser réduire 1 minute. Ajouter les tomates, la moitié des pois chiches et les herbes italiennes. Laisser mijoter 30 minutes, puis réduire en purée à l’aide d’un mélangeur à main. Rajouter la moitié restante de pois chiches et le parmesan. Ajuster l’assaisonnement. Servir avec des pâtes, plus de parmesan et du poivre.

valeur nutritive : 234 calories;  10,1 g de lipides; 5,9 g de fibres; 4,3 g de sucres; 11,1 g de protéines

pasta with chickpea rosé sauce (print)

1 or 2 tablespoons oil

1 onion, chopped

salt

pepper

red pepper flakes, to taste

1 tablespoon balsamic vinegar

1 28 oz (796 ml) can italian tomatoes

1 19 oz (540 ml) can chickpeas, drained and rinced

1 teaspoon italian seasoning

1 cup grated parmigiano reggiano

In a pot, sauté the onions in the oil over low heat. Add salt, pepper and pepper flakes. When the onion is translucid, add the balsamic vinegar and let it reduce for a minute. Add the tomatoes, half the chickpeas and the italian tomatoes. Simmer for 30 minutes, then puree with a hand blender. Add the remaining chickpeas and the parmesan cheese. Adjust seasoning. Serve with pasta, more parmesan cheese and pepper.

nutrition facts : 234 calories; 10,1 g fat; 5,9 g dietary fibers; 4,3 g sugars; 11.1 g protein

À cause des garçons

If the smartest six grader had only known I chewed on watermelon chewing gum, maybe he would’ve played spin the bottle with me.

If my biggest high school crush had only known I frenetically brushed my teeth 4 to 5 times a day, maybe he would’ve bumped me into the lockers and frenchkissed me on his way to detention.

If the cutest rebel on campus had only known I never ate garlic, maybe he would have slipped me the tongue during home economics.

I guess I’ll never know. God knows I’ll never ask.

I don’t usually care for these high school what ifs. I don’t take part in any reminiscing of my awkward years. But food has its own way of taking us back to an obliviated past and of dragging us out of denial, at least for a few nanoseconds.

What I truly want to talk about is garlic, not boys. As well as for my infamous youth, I don’t care to much for it. I don’t ever cook with it (unless I boil up some magic potion for the prince of persia). Its shape and color and texture even disgust me at times.

I can hear what you’re thinking. Let me have it.

Moving on with the Food Matters project. Erin, from Naturally Ella, chose Bittman’s simple hummus served hot as this week’s recipe.

For starters, I skipped the garlic and made out with the prince of persia all through out the little king’s nap.

I skipped the parsley too, but don’t worry : parsley and I are good friends, he just wasn’t home when I called.

Then, I décided to pair this warm and mild-tasting hummus with some bold flavors. I chose sweet and brightful roasted red bell peppers, green ambrosial roasted pistachios, salty, crunchy yet chewy pan-fried halloumi cheese, and hot naan bread, which is, I think, much more scrumptious than any pita bread. It all turned out to be a delicious, hearty and satisfying lunch.

Read Erin’s post for the original recipe and don’t forget to take a look at all the beautiful ways you can twist hummus. If I am what I eat, I guess I smell pretty good all over, right?

P.S. You might not be aware that I’m giving away a Mini Heart Pan for my blog’s one month birthday. You have until March 13th at 11:59 pm to enter the giveaway. You get a chance to win if you become a faithful follower of the blog and second chance to win if you like my facebook page. Good luck!

Rêves de minceur

Une recette pour les rêveuses, les optimistes, les tenaces.

Une recette pour les humaines qui rêvent de s’élancer, de s’affiner, de s’alléger.

De devenir guêpe, Sphynx, coucou.

De passer de ronde à maigrichonne, de dodue à gringalette, de replète à svelte.

De se faire clouer là pour l’éternité.

Jouvencelles, copines, mamans, grands-mamans à la diète, bien souvent vous me mystifiez, trop souvent je vous juge. Aujourd’hui, je choisis l’empathie et vous offre une séduisante salade sans vinaigrette.

Pour une fois, gavez-vous!

salade corail sans vinaigrette (imprimer)

recette adaptée de dinners & dreams

(4 portions)

4 oranges sanguines, découpées en suprêmes

un bouquet de radis, tranchés

1/4 d’oignon rouge, émincé

une bonne quantité de bébés épinards

Mettre l’oignon émincé, les radis tranchés, puis les suprêmes d’orange dans un bol à salade. Laisser reposer une demi-heure. Garnir 4 bols à salade individuels de quelques poignées de bébés épinards. Mélanger les oignons, radis et oranges et répartir équitablement sur les lits de bébés épinards. Répartir le jus qui reste sur les salades en guise de vinaigrette.

coral salad, no dressing (print)

recipe adapted from dinners & dreams

(4 servings)

4 blood oranges, segmented

a bunch of radishes, thinly sliced

1/4 red onion, thinly sliced

a big bunch of baby spinach

Put the sliced onion, the radishes and the orange segments in a salad bowl. Let sit for half an hour. Prepare individual salad bowls and drop a few handfuls of baby spinach in each one. Toss the onions, radishes and oranges and distribute equally on top of the baby spinach beds. Drizzle the remaining juices as you would a dressing.